Les auteurs

Les invités du salon du livre « Écoute…on lit »

(par ordre alphabétique)

 

Monique Agénor – Romancière

Monique Agénor est née à Saint-Denis de la Réunion et arrive à Paris à 20 ans. Comédienne, elle travaille pour le théâtre et le cinéma et produit des films documentaires. Elle se consacre ensuite à la littérature en publiant son premier roman L’Aïeule de l’Isle Bourbon (l’Harmattan, 1993). Elle publie également des recueils de nouvelles, Cocos-de-mer en 2000 (le Serpent à plumes) qui retrace l’histoire de vieilles légendes à travers des personnages des îles de Madagascar et de la Réunion, entre autres.

Michèle Audin – Mathématicienne, romancière, professeure

La vie de Michèle Audin est au croisement des mathématiques, de la littérature et de l’histoire. Elle a traité des rapports entre les mathématiciens et leur temps, dans Souvenirs sur Sophia Kovalevskaia (2008) dont elle a souligné l’œuvre mathématique dans un domaine proche du sien, mais aussi l’implication dans les luttes sociales de son temps. Dans Fatou, Julia, Mantel, le grand prix des sciences mathématiques de 1918 et après (Springer 2011) elle montre les réalisations de mathématiciens en lien avec la tragédie que fut la guerre de 1914-1918. Avec Une histoire de Jacques Feldbau (Springer 2012) elle raconte la vie et la mort en déportation de ce mathématicien juif. La vie brève (Images des mathématiques, 2010) traite d’un sujet beaucoup plus personnel : il s’agit de la mort de son père, figure emblématique de la lutte anticoloniale.

Sophie Bessis – Essayiste, historienne

Agrégée d’histoire, Sophie Bessis est chercheure associée à l’IRIS, spécialiste de la coopération Nord/Sud, de la géopolitique du Tiers-monde et des questions africaines. Elle a occupé le poste de rédactrice en chef dans plusieurs magazines et revues spécialisées (Ferida, Afrique agriculture, Jeune Afrique, Vivre Autrement, Le Courrier de l’Unesco…) avant de devenir consultante auprès d’organisations internationales (Unicef, Unesco) au Tchad, au Bénin, en Guinée, en Tunisie ou en Centrafrique. Elle fut membre du Haut Conseil pour la Coopération internationale (HCCI) entre 2000 et 2001. Elle a écrit une dizaine d’ouvrages traitant des questions de développement, du Maghreb et des problématiques alimentaires dans les pays en développement. La double impasse – L’universel à l’épreuve des fondamentalismes religieux et marchand (La Découverte, 2014) dans lequel elle explore l’histoire heurtée de la modernité dans le monde arabe est son dernier livre.

Marie-Jo Bonnet – Essayiste, Historienne

Historienne, historienne de l’art et militante active de la cause des femmes, Marie-Jo Bonnet participe dans les années 1970 au Mouvement de libération des femmes, et elle soutient une thèse en 1979 sur Les relations amoureuses entre les femmes du XVIe au XXe siècle (publiée en 1985, Odile Jacob). Spécialiste des femmes dans l’histoire de l’art, elle est l’auteure de nombreux ouvrages parmi lesquels Plus forte que la mort, survivre grâce à l’amitié dans les camps de concentration (Ouest France, 2015) et Liberté, égalité, exclusion, femmes peintres en Révolution (1770-1804) (éditions Vandémiaire, 2012). Elle participe également à la réalisation de documentaires, comme celui diffusé sur Arte en mars 2015 : Artistes femmes à la force du pinceau. Son dernier ouvrage, paru en novembre 2015 aux éditions Albin Michel, Simone de Beauvoir et les femmes, déconstruit le mythe de cette figure emblématique du féminisme français.

Jean-Marcel Cheyron – Romancier

« Un train ne peut être stoppé et va provoquer une catastrophe : fiction ou réalité ? Le vieillard richissime foudroyé lors d’un dîner a-t-il succombé à une crise cardiaque ou à un empoisonnement ? Est-il mieux de connaître la vérité plutôt que de rester dans le doute ? Au fil de seize nouvelles émaillées de suspense, rédigées dans un style nerveux et avec un humour grinçant, l’auteur illustre cette question de manière originale, en mettant en scène des héros pathétiques, dont certains souffrent d’invisibles blessures ». Coups de feu à Montmartre et autres nouvelles grises L’Harmattan – 2013

Jean-Marcel Cheyron, avocat honoraire, auteur de nouvelles, est peu connu du grand public bien que ses romans conquièrent ses lecteurs. Dans La nuit des étoiles rouges, paru le 2 janvier 2016 chez L’Harmattan, il met en scène un jeune médecin idéaliste nommé en Mauritanie qui mène sa propre enquête sur la mort de son prédécesseur. Climat hostile, analphabétisme et superstition contraient son action.

Claire Clément – Auteure jeunesse

Claire Clément a commencé à écrire dès l’âge de 10 ans, pour prolonger l’univers des livres qu’elle avait aimés. Ses premières histoires pour la jeunesse sont publiées chez Bayard, dans la collection les Belles Histoires. Puis elle publie chez plusieurs éditeurs : Casterman, Flammarion, Pocket Jeunesse, mais aussi Milan avec son récent album La marche des doudous. Actuellement, elle travaille également pour le magazine « Dlire » à Bayard Presse.

Irène Cohen-Janca – Auteure jeunesse

Diplômée de lettres modernes, et conservatrice en bibliothèque de formation, Irène Cohen-Janca est l’auteure de plusieurs ouvrages jeunesse. Parmi ces ouvrages, La Tour Eiffel est amoureuse (Milan, 2014), Le dernier voyage : Le docteur Korczak et ses enfants (Les éditions des éléphants, 2015). Ce dernier ouvrage évoque l’histoire vraie du docteur Korczak, père protecteur de centaines d’enfants juifs marchant vers le ghetto de Varsovie.

Laurent Davezies – Essayiste, économiste, professeur au Cnam, expert indépendant

Ses travaux de recherche portent essentiellement sur les politiques régionales, les politiques urbaines et de développement économique local et les politiques financières publiques, aussi bien en France, dans les pays industriels que les pays en développement. Laurent Davezies a publié le Nouvel Égoïsme territorial et Le grand malaise des nations (Seuil) dans lesquels il développe la thèse d’une « fragmentation des nations » et l’avènement d’un « nationalisme régional ».

Anna Dubosc – Romancière

« J’ai trouvé un appartement à Bonne Nouvelle. Je n’ai rien écrit pendant des mois. J’étais désespérée. Il n’y a qu’une chose qui m’apaisait. Quand j’allais faire mes courses rue du Faubourg-Saint-Denis, je sentais la foule tout autour de moi et j’étais bien, en paix… » Anna Dubosc est née à Paris en 1974. Elle écrit avec l’intensité et la légèreté de celles qui font tourner le monde. Ses mots jaillissent au milieu de la ville, du chaos, du rire, de la mort. Ils rejoignent les autres, expriment ce qui nous lie et ce qui nous délie. Frontale, drôle, pince-sans-rire, Anna Dubosc démonte le monde pour le remettre à l’endroit. Elle a publié des textes, des chroniques et des interviews dans les revues Purple, Purple journal, Citizen K, Libération Style, Something, Ce soir.

Ses collages et dessins ont été exposés dans les galeries France Fiction et Kiosque/Images ainsi que dans les revues 9/9 et Ce soir.

Marie-Florence Ehret – Auteure jeunesse

Marie-Florence Ehret écrit pour les adultes et pour les enfants. Après des études de lettres et de philosophie ainsi que de nombreux voyages à travers le monde, elle se consacre à l’écriture. Elle publie, entre autres, Mon père, aux éditions Oskar en 2012, Fille des crocodiles aux éditions Thierry Magnier, ou encore Rapt à Bamako, un policier junior (Hachette, 1999), dont l’univers s’inspire très largement de ses nombreux voyages en Afrique.

Claude Favre – Poète

L’écriture sismographique de Claude Favre accidente, secoue, crie. Très rythmés grâce à une accumulation de virgules et une destruction syntaxique, ses textes nous évoquent, dessinent les corps, la mort, le doute voire le désespoir. Il y a une urgence dans ses mots, à fleur de peau.
La voix de Claude Favre exprime ses textes aussi puissamment que ses mots, tantôt frémissante, tantôt hachée ou volontaire. Ses lectures sont des performances, qu’elle propose seule ou accompagnée de musiciens comme Dominique Pifarély (violon) ou Nicolas Dick (guitare électrique). Elle a beaucoup publié en revues et collaboré au Cahier Critique de Poésie du CiPM. En 2013 paraît Vrac conversations (L’Attente) où Claude Favre nous propose une épreuve de pensée. Une épreuve de force, douce et vitale. On pourra y déceler et y vivre tout au long, un carnet ouvert, un ensemble de petites partitions à moduler (notations), esquisse de termes, échelles de traversées de nature à façonner toute une topologie de lecture, ou de l’espace à lire, ou dé-lire, que l’on approchera avec un régime de vitesse tout particulier. Son septième livre de poésie, A.R.N. Agencement répétitif névralgique_voyou est paru en 2014 aux éditions La Revue des ressources.

Anne Gorouben – Essayiste, peintre

Anne Gorouben est née en 1959. Elle vit et travaille à Paris. Peintre, elle diplômée de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs. Ses peintures et dessins sont régulièrement exposés en France et à l’étranger. Elle a notamment présenté un hommage à Paul Célan en 2003 au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme à Paris, et le cycle « D’Odessa à Odessa » dans différents centres d’Art en France et en Ukraine. Son dernier ouvrage publié en 2014 Mon Kafka, Kafka l’unique aux éditions Les Belles lettres, rassemble les textes du journal de Kafka et les dessins de Anne Gorouben.

Stéphanie Hochet- Romancière

« 1917. Edward s’était résolu à diffuser la petite annonce dans The Times. Sa grosse tête avait tangué, il avait longuement hésité, longuement manifesté ses atermoiements. Dès que son visage se fermait, je changeais de sujet. J’avais procédé de cette façon à plusieurs reprises, durant des semaines. Le jour où il contacta le journal, il fut convaincu d’être à l’origine de cette offre d’emploi. Il revint à l’appartement fier de lui, souleva son chapeau de manière cérémonieuse – une première annonce dans le journal national tout de même -, et déclara que le texte paraîtrait dans le numéro de la semaine suivante. La messe était dite, enfin. La période n’était pas propice. Rien ne fonctionnait correctement depuis le début du conflit. On parlait de pertes, usant d’un euphémisme pour éviter de prononcer un mot plus cru réservé au sort des cochons dans les fermes. »

Stéphanie Hochet, née en 1975, est sans aucun doute, l’un des écrivains qu’on ne peut manquer de lire, auteure entre autres de Moutarde douce (Robert Laffont, 2001, Stock, 2004),  Je ne connais pas ma Force (Fayard, 2007), La Distribution des Lumières (Flammarion, 2010) ou encore des Éphémérides (Rivages, 2012). Elle a publié en 2013 un petit chef-d’œuvre publié aux Éditions des Busclats : Sang d’Encre. Son dernier livre, Un roman anglais est paru en mai 2015 chez Rivages.

Thierry Illouz- Romancier, avocat

« Voilà, le spectacle se termine pour toi, un homme qui a tout, t’as vu ? Un homme qui a tout. Mes mains sont pleines et je couvre ta voix, je danse sur tes insultes, je balaie le monde de toutes tes ignominies, je ne peux rien vouloir, rien envier moi, puisque j’ai tout, c’est ma force, mon pouvoir, sur toi et sur le monde… »

Auteur de pièce de théâtre et de chansons, Thierry Illouz a écrit J’ai tout (Buchet- Chastel – 2004), L’Ombre allongée (Fayard). Il a obtenu le Prix Simenon pour La nuit commencera (Buchet-Chastel – 2014). La concision des livres de Thierry Illouz est pleine de saisissement et d’émoi.

Marianne Jaeglé – Romancière

« Écrire, c’est au prix d’un énorme effort, s’abstraire du monde pour le refléter sans y être présent. C’est se retirer de son propre texte pour qu’il soit habitable pour le lecteur. »

Agrégée de lettres modernes, Marianne Jaeglé est écrivaine mais également animatrice d’ateliers d’écriture aux ateliers Elizabeth Bing, comme en témoigne son livre Ecrire, de la page blanche à la publication (Carnets de l’info, 2010), guide pour la pratique de l’écriture. Elle a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels L’Histoire de Paris et des parisiens (Compagnie 12, 2006), et est l’auteure de films documentaires. En avril 2016, son dernier ouvrage paraîtra aux éditions Gallimard, Vincent qu’on assassine, confortée par la thèse de deux journalistes américains selon laquelle le peintre Vincent Van Gogh n’a jamais eu l’intention de se suicider mais a bel et bien été assassiné.

Mim (Camille Kohler) – Auteure jeunesse

Après un DEA de littérature anglophone, Camille Kohler travaille aux éditions Grasset pendant 11 ans avant de se consacrer à l’écriture. Elle publie de nombreux albums jeunesse sous le pseudo de Mim, Un loup à la maison (Milan), Le petit monstre d’Adèle (Milan), et une série Noé et Azote (Magnard jeunesse). Elle est également l’auteure d’une série fictionnelle et déjantée sur la famille pour France Culture : la Vie trépidante de Brigitte Tornade, à l’antenne depuis 2012. Cette série lui vaut le prix Nouveau Talent Radio de la SACD en 2014.

Bachir Kerroumi – Romancier, chef d’entreprise, statisticien

«Je viens d’un monde où l’adolescence n’existe pas. L’insouciance qui, d’habitude, protège les enfants d’une réalité âpre nous quittait trop vite. Je l’avais ressenti très tôt, peut-être dès l’âge de dix ans, dans les regards de mes camarades. Chaque mois qui passait voyait disparaître un peu de l’innocence qui pétillait dans nos yeux. […] ».  Géant, judoka de haut niveau, chef d’entreprise, économiste docteur es sciences de gestion, chercheur, auteur et… non voyant. Bachir Kerroumi est très impressionnant. D’origine Algérienne, il arrive seul en France à l’âge de 16 ans pour suivre des études agricoles. A peine deux ans plus tard le cataclysme se produit : il perd la vue, sa vie bascule et il décide de se battre. Dorénavant, il n’aura de cesse de se revendiquer « comme tout le monde » et portera haut les couleurs de la lutte contre les préjugés. Son meilleur argument c’est lui –même. Il excelle en tous domaines : ceinture noire 3e dan de judo, ayant accompli une thèse de doctorat au CNAM, consultant auprès de grands groupes internationaux, statisticien et patron de sa propre entreprise de formation spécialisée en informatique. Ce qui le caractérise ? Un sens aigu de l’équilibre et du déséquilibre, de la révolte et de la fierté, et une volonté à tout rompre. Mais ce qui frappe, dans le fond, c’est cet humour dont il ne se départit jamais, et qui nous procure une chaleureuse sensation de complicité et d’humanité. Source : http://www.tedxalsace.com.

Michel Kokoreff – Sociologue, professeur à l’université Paris 8

« Rien n’a pu enrayer la formation des ghettos »

Grand spécialiste des quartiers populaires, des drogues et des marginalités urbaines, Michel Kokoreff a publié Refaire la cité en 2013 (Seuil / La République des idées) avec Didier Lapeyronnie.

Cécile Ladjali – Romancière, professeure de lettres, éditrice

«  Bébel et Léo ont en commun la honte. Elle est tenace, constante. Elle a modifié leur corps : démarche hésitante, épaules en creux, yeux baissés, hoquet des syllabes, le pied qui râpe le sol et n’ose franchir une ligne imaginaire qui terrifie. Mais tout bringuebalant qu’il est, le fait d’être forcé de rester à la surface du sens oblige Léo à un détachement singulier qui ressemble à de la prestance. Le léger déplacement de son être dans les limbes du langage a fini par rendre magistrale sa présence aux autres. Car on le remarque toujours. Quoi qu’il dise ou taise. » L’illettré – Actes Sud 2015

Née de mère iranienne, Cécile Ladjali est agrégée de lettres modernes, titulaire d’un doctorat sur « la figure de l’androgyne chez les auteurs de la fin du XIXe siècle ». Elle enseigne actuellement à de jeunes sourds au lycée privé Morvan, dans le 9e arrondissement de Paris. Cécile Ladjali a publié « Les Souffleurs » (roman, Actes Sud, 2004), « La Chapelle Ajax » (roman, Actes Sud, 2005), « Louis et la jeune fille » (roman, Actes Sud, 2006), « Mauvaise langue » (essai, Seuil, 2007, prix Femina pour la Défense de la langue française), en collaboration avec George Steiner, « Éloge de la transmission » (essai, Albin Michel, 2003), « Shâb ou la nuit » (2013, Prix du Roman Métis des lycéens), « Illettré » (2015).

Didier Lévy – Auteur jeunesse

Journaliste puis écrivain pour la jeunesse, Didier Lévy est l’auteur de nombreux albums dont la série La Fée coquillette publiée aux éditions Milan. Il publie aux éditions Sarbacane en 2015 La véritable histoire du grand méchant Mordicus, Le Tatouage magique, ou encore Franz, Dora, la petite fille et sa poupée. A travers ces albums, il évoque de grandes questions existentielles et participe à l’épanouissement de ses jeunes lecteurs.

Murielle Magellan – Romancière, scénariste

« Ce n’est pas une romance, pense Olympe. On ne voit rien d’elle que ses mains, et pourtant on a la sensation de son emprise sur lui. Pas de l’amour ; du pouvoir. Olympe scrute. Sonde. Dans sa chambre ronde, assise en tailleur sur son lit, l’ordinateur entre ses cuisses, Jean-Sébastien Bach dans le casque, elle agrandit l’image. Une main, un dos. C’est le sujet du peintre. À l’arrière-plan, c’est de l’aquarelle noire. Elle aime cette main de femme. Elle aime ce dos rose d’homme. Musclé mais rose bonbon. Elle voudrait être avec eux. Dans le tableau. Surtout dans ce qu’on ne voit pas du tableau. »

Murielle Magellan est romancière mais également metteur en scène et scénariste pour la télévision et le cinéma (elle a co-écrit petits meurtres en Famille pour France 2). Elle a publié trois romans chez Julliard : Le lendemain Gabrielle (2007), Un refrain sur les murs (2011) et N’oublie par les oiseaux (2014). Son dernier roman, Les indociles (Julliard, 2016) mêle amour et création artistique à travers la figure d’Olympe, un don Juan au féminin.

Héléna Marienské – Romancière

« En organisant la rencontre de mes buveurs et cocaïnomanes, mes sex-addicts et mes acheteuses compulsives, je les fais sortir de leur ghetto, et c’est urgent car ce ghetto est leur honte, et cette honte est ce qui les précipite dans leur descente aux Enfers. Mon credo : tous les addicts qui décident de participer à un groupe de parole ont déjà touché le fond et sont prêts pour l’aventure de l’abstinence. »

Agrégée de lettres, Héléna Marienské publie son premier ouvrage Rhésus, aux éditions P.O.L. en 2006, qui lui vaut le prix Lire du meilleur premier roman ainsi que le prix Madame Figaro. L’univers comique d’Héléna Marienské l’amène à l’écriture de deux autres romans, Le Degré suprême de la tendresse (éditions Héloïse d’Ormesson, 2008) et Fantaisie-sarabande (Flammarion, 2014). Les ennemis de la vie ordinaire est son dernier ouvrage, publié en 2015 chez Flammarion.

Marie-José Mondzain – Essayiste, sociologue

Marie-José Mondzain est directrice de recherche au CNRS. Philosophe et écrivaine, elle se spécialise dans le rapport à l’image, en menant des recherches sur l’iconoclasme depuis la période byzantine. En 2002, elle publie l’image peut-elle tuer ? chez Bayard, où elle aborde « la violence du visible non pas en termes de contenu mais de dispositif ». Elle est également l’auteure de Qu’est-ce que tu vois ? (Gallimard, 2008) et Images, de la poursuite au cinéma et ailleurs (Bayard, 2011).

François Noudelmann – Essayiste et producteur

« Mentir ainsi ne ressort pas toujours de la sphère morale » François Noudelmann a dirigé le Collège international de philosophie et a produit des émissions philosophiques pour France Culture. Il est l’auteur du Toucher des philosophes – Sartre, Nietzsche et Barthes au piano (Gallimard, 2014). Ses essais portent sur la généalogie et plus généralement sur les imaginaires de la philosophie. Dans Le Génie du mensonge il se penche avec pertinence sur la vie des philosophes et s’interroge sur l’écart entre leurs théories et leurs existences (Max Milo, 2015).

Gisèle Pineau – Romancière

« Mais tu peux pas me faire croire que t’es malade quand tu me racontes que t’aime te trouver enceinte, que tu te sens vivante et que t’aimes les bébés et que tu voudrais pas les voir grandir… Bon sang! Achète-toi des poupées! Y en a même qui parlent et qui font pipi… »

Infirmière en psychiatrie, Gisèle Pineau est l’auteure de La grande drive des esprits, paru en 1993 (Serpent à plumes). Elle a imposé son style et son regard sur la condition des femmes antillaises. Avec son univers romanesque, elle incarne cette nouvelle et talentueuse voix au sein des écrivains d’outre mer. Elle vient de publier Les voyages de Merry Sisal (Mercure de France, 2015). Chaque mot, chaque phrase, chaque page est une merveilleuse « drive ».

Lydie Salvayre – Romancière, psychiatre, Prix Goncourt 2014

« Mais il espérait encore. Rien de plus têtu, rien de plus tenace que l’espoir, surtout s’il est infondé, l’espoir est un chiendent. »

Psychiatre de formation, Lydie Salvayre est l’auteure de La Compagnie des spectres, paru en 1997, et a été élu « Meilleur livre de l’année » par la revue littéraire Lire.

Elle a également obtenu le prix François Billetdoux pour son roman BW et le prix Goncourt 2014 pour son livre intitulé Pas pleurer, qui met en scène sa mère et l’écrivain Bernanos. Avec profondeur et humour, Lydie Salvayre aborde de nombreux sujets.

Léila Sebbar, romancière, nouvelliste

« Dites à mon fils que je l’aime, je sais, chez nous un père ne dit pas ces mots-là à son fils, il ne lui parle pas comme s’il l’aimait, même s’il l’aime, il n’a pas le droit, en France, j’ai remarqué, on dit partout, pas seulement à la télé, n’importe où, à n’importe qui, tout le temps « Je t’aime ». Nous, chez nous on l’entend dans les chansons à la radio, les chansons de tous les jours, pas dans la vue, jamais de la vie. »

Léïla Sebbar est née en 1941 à Aflou. Elle s’installe à Paris en 1963, et diplômée de l’Education nationale, elle enseigne la littérature. Elle collabore également à des revues littéraires et à France Culture autour des relations passionnelles entre le Maghreb et la France, l’Orient et l’Occident, ses thèmes de prédilection. Elle est l’auteure entre autre de la trilogie romanesque Shérazade (Stock, 1982), La confession d’un fou (Bleu autour, 2011) et de nouvelles telles que La jeune fille au balcon et Soldats (Seuil, 1996). « Ses livres, à la croisée de l’intime et du politique, disent l’exil, le métissage, la violence. »

Catherine Simon – Essayiste, grand reporter et critique littéraire au Monde, romancière

Journaliste spécialisée sur des questions internationales, ancienne correspondante du Monde à Alger, Catherine Simon a publié « Algérie, les années pieds-rouge » en 2011 (La Découverte), « Du pain et des roses : meurtres à la Croix-Rousse » en 2003 (Editions de l’Aube). Ses livres ne manquent pas de nous faire sourire, tant les tempéraments des personnages sonnent si justes.

Agnès Vannouvong – Romancière, essayiste

« La marche est laborieuse. Il faut regarder où l’on met les pieds, c’est fou ce qu’on peut se faire engloutir, disparaître aisément, tomber dans un trou, un ravin, une absence, mourir tranquille. Au milieu, la forêt croît sans cesse, les arbres bougent dans une danse verticale. La nature se déploie en une traînée, un marécage vert, un enfer sublime. May plonge dans un univers dépaysant, familier, effrayant, les sons inconnus, les oiseaux étranges, le bruissement des feuilles, l’odeur des frangipaniers. »

Dans ce roman du retour aux origines, bercé par le rythme changeant des flots du Mékong, Agnès Vannouvong nous entraîne dans un voyage initiatique et sensuel. Dans la jungle est son troisième roman. Agnès Vannouvong est déjà l’auteur de deux livres publiés au Mercure de France, Après l’amour et Gabrielle. Elle enseigne les Gender Studies à l’Université de Genève.

Romain Villet – Romancier, Pianiste jazz

« Il me reste le jazz, comme un anesthésiant, qui est ensemble musique et danse faites pour les Lotophages, merci à cette morphine des plus efficaces, merci à cette musique de l’instant, cyclique, qui se reproduit, chaque fois neuve, comme tous les ans revient l’hiver qui pourtant n’est jamais que lui-même et jamais comme les autres, merci à cette musique dont les spirales conviennent à qui fut trop durement surpris pour ne pas renoncer à tout projet d’avenir, à qui fut trop violemment sonné pour songer à quelques nouveaux départs, et qui ne demande plus rien sinon vivre ».

Aveugle depuis l’âge de quatre ans, Romain Villet étudie le droit et les sciences politiques. Puis, il se tourne vers sa passion : la musique, et notamment le jazz qu’il découvre à l’âge de vingt ans. Pianiste reconnu, il publie son premier ouvrage Look chez Gallimard en 2014. Celui-ci raconte la vie de Lucien, pianiste de jazz aveugle. A travers ce livre, Romain Villet entend répondre à cette question : « Quelles formes narratives peuvent dire la vie sans voir ? »

Intervenants

Yasmine Modestine – Comédienne, essayiste

Formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD), Yasmine Modestine est auteure de théâtre, chanteuse et comédienne. Elle a écrit « Quel dommage que tu ne sois pas plus noire », un texte fort sur le métissage en France.

De nombreux auteurs jeunesse invités des éditions Les Petits Platons, des éditions Les Grandes Personnes, éditions Milan… Lectures et ateliers pour les tous petits et les plus grands. La liste exhaustive sera communiquée plus tard sur notre site.

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